Les auteurs
Psychomotricienne, Juliette Martin exerce en cabinet libéral ainsi qu’en institutions spécialisées. Formée à de multiples approches rééducatives et thérapeutiques (corporelles, cognitives, sensorielles…), elle contribue quotidiennement au dépistage des troubles des apprentissages, à la rééducation, ainsi qu’à la guidance des familles et des enseignants. Depuis une dizaine d’années, elle s’implique également dans la formation initiale et continue des psychomotriciens.
Psychomotricien D.E. et diplômé d’un master en psychomotricité, Aurélien D’Ignazio est enseignant dans plusieurs facultés et instituts de formation de psychomotricité, il est formé en intégration sensorielle et exerce auprès d’enfants et d’adultes TSA depuis 15 ans. Il intervient en CRA (centre ressources autisme) ainsi que dans des groupes de travail de la HAS (Haute autorité de santé). Il est enfin co-auteur de 100 idées pour développer la psychomotricité des enfants.
A noter
« Les essentiels » est une nouvelle collection des éditions Tom Pousse, conçue pour s’informer et/ou se former spécifiquement dans le cadre de l’accompagnement des personnes en situation de handicap.
Résumé
« Écriture trop lente, trop rapide, trop grosse, mauvaise tenue de la ligne, lettres déformées, tenue approximative du stylo » sont autant de signes d’appel qui constituent nos principales indications depuis plus de quinze ans d’exercice en tant que psychomotriciens. Que nous parlions de troubles de l’écriture, de difficultés graphomotrices ou encore de dysgraphie, l’altération qualitative et/ou quantitative des productions écrites de l’enfant nécessite une attention toute particulière tant toute sa scolarité en dépendra. L’acte d’écrire requiert une certaine quantité de pouvoir faire (équipement perceptif, neuromoteur et cognitif), un soupçon de savoir-faire (conditions d’apprentissage et pédagogie) et une bonne dose de vouloir faire (motivation). Aussi notre approche se veut-elle progressive et réaliste, au plus proche de la réalité des exigences scolaires. La méthode présentée recense les aspects déficitaires impactant l’écriture de l’enfant/adolescent en y associant de nombreuses pistes d’amélioration adaptées à sa période d’âge (phase d’apprentissage, de consolidation ou de personnalisation de l’écriture). »
Critique/Avis
Avec ses nombreuses synthèses, tableaux et autres schémas explicatifs, Rééduquer les troubles de l’écriture est un ouvrage très bien conçu pour comprendre la dysgraphie chez l’enfant et rééduquer ce geste grâce à différentes méthodes. Plus particulièrement, les auteurs montrent à plusieurs reprises que les outils métacognitifs et aménagements susceptibles d’être mis en place passent avant tout par une prise de conscience chez l’enfant de ses difficultés afin que celui soit acteur à part entière de sa rééducation s’il souhaite progresser : savoir faire donc, mais aussi vouloir faire.
En tout cela le livre offre une lecture très pédagogique malgré la technicité de certaines notions que les auteurs, tous deux psychomotriciens, parviennent à rendre accessibles grâce à leurs explications.
Cependant, la question du handicap se pose peut-être quand il s’agit de dysgraphie et semble moins prégnante que dans les quatre autres livres en compétition dans cette catégorie « Guide ».
L’histoire
À travers huit chapitres, ce guide propose de comprendre et de remédier aux altérations de l’écriture chez l’enfant et les signes annonciateurs. Après un rappel des quelques postulats théoriques (contrôle postural, liens entre écriture et lecture, motivation…), les auteurs déclinent un certain nombre de critères pour établir un bilan graphomoteur chez l’enfant.
Ils distinguent ensuite les différents troubles de l’écriture et les terminologies associées afin de proposer des méthodes rééducatives visant à stimuler l’acte d’écrire chez l’enfant avec quatre phases distinctes : pré-écriture (classes de maternelle), l’apprentissage (jusqu’en CE1), la consolidation (jusqu’en CM2) et la personnalisation (collège). À chacune de ces phases, le livre énonce des techniques d’accompagnement pour consolider l’écriture ou la rééduquer, notamment chez l’adolescent, en révisant les compétences motrices et visuo-perceptives chez celui-ci. Un dernier chapitre permet enfin de balayer certains sujets comme l’éventualité d’un changement de main pour écrire ou le recours aux guide-doigts.
Interview d’Angélique Groslier de la maison d’édition Tom Pousse :


