Initialement prévu pour le 25 juin 2026, le coup d’envoi de la 7e Conférence nationale du handicap (CNH) a été officiellement ajourné par le Gouvernement. En raison d’un épisode caniculaire prolongé, les autorités ont privilégié la sécurité des participants. Organisé tous les 3 ans, ce rendez-vous crucial sous l’égide de la présidence de la République se tiendra finalement le 4 septembre 2026 au Prisme de Bobigny (Seine-Saint-Denis), un pôle sportif et parasportif construit pour les Jeux olympiques de 2024.
La décision de reporter la CNH 2026 s’inscrit d’abord dans une logique de prévention. Pour les personnes en situation de handicap, les vagues de forte chaleur représentent un risque sanitaire accru. L’adaptation immédiate des infrastructures d’accueil n’étant pas garantie en pleine canicule, le gouvernement a choisi la prudence pour assurer un accès universel et sécurisé aux débats.
Des enjeux majeurs en suspens jusqu’à la rentrée
Malgré ce décalage de calendrier, les attentes des associations et des usagers restent de taille. Les chantiers prioritaires de cette édition 2026 touchent des piliers importants des politiques publiques : l’école inclusive, l’habitat, l’intelligence artificielle, l’accompagnement à domicile, les aides techniques, etc.
Si ce report de la CNH 2026 ralentit temporairement l’agenda législatif, il offre aux acteurs du secteur un sursis pour affiner leurs contributions.
La précédente édition s’était tenue en 2023. Elle avait débouché sur quelques annonces fortes, comme le remboursement intégral des fauteuils roulants – une mesure finalement adopté en décembre 2025 – ou encore des financements pour améliorer l’accessibilité des lieux publics à hauteur de 1,5 milliard d’euros.

